Après un bref retour sur les règles de base du canoë, les enfants ont appris à dessiner une courbe avec leur bateau en amenant sa pagaie le plus loin possible pour tourner rapidement. Ils ont ensuite compris que la rivière est comme un poème en rimes croisées, elle alterne les cours d’eau rapides et les lents. Et dans les rapides, il faut prétendre être aussi fort que le courant en pagayant avec énergie. Sept kilomètres après et quelques pauses au bord de l’eau pour évoquer les noms des cours d’eau légendaires (comme le cours de la truite qui tient de son nom d’une légende racontant qu’une truite énorme se cacherait sous les rochers), les enfants ont construit un radeau en posant quatre canoës en quinconce. Ils ont ensuite fait une course en deux groupes (6 par bateau) mais l’une d’entre elle avait décidé de pagayer à l’envers pendant qu’une autre s’escrimait à donner davantage de coups de pagaies à celle du milieu que dans l’eau. Elles se retrouvèrent sur les rochers et en descendant, ma petite progéniture s’est retrouvée intégralement dans l’eau, car une autre chose à connaitre sur la rivière, c’est bien les différences surprenantes de niveau d’eau !
Heureusement leur professeur de physique est venu à leur rescousse, pour gouverner ce radeau à la dérive et elles ont fini par gagner la course. La pause fut bien méritée et un joli cadeau les attendait : un faucon pèlerin, l’oiseau le plus rapide du monde, qui, survolant leur efforts, les a saluées.
