Comme sa sonorité l’indique, l’origine de ce mot nous vient des inuits (vulgairement appelés esquimaux) qui inventèrent cette technique lors de leur chasse en mer pour éviter d’avoir à sortir du bateau dans une eau gelée et de se transformer aussitôt en iceberg. Ils inventèrent grand nombre de techniques pour se retourner dont la plus fameuse, la Pawlata, qui fut reprise par l’ex champion de France de kayak en 1932, Marcel Bardiaux. Si les canoës loués sont conçus de manière à être insubmersibles, il ne faut cependant pas croire que les chutes dans l’eau n’arrivent pas et il est donc préférable de connaître deux, trois manières de rétablir son canoë à la surface de l’eau.
Les différentes techniques existantes sont assez complexes et nous nous pencherons donc davantage sur les trois étapes nécessaires au retournement : le balayage, la rotation des hanches et le redressement. Le balayage consiste à tourner la pagaie hors de l’eau perpendiculairement au kayak. Ensuite vos hanches doivent opérer une rotation qui suivra le mouvement de balayage et vous tirera hors de l’eau grâce à la force de flottaison du bateau. Le redressement vient enfin prolonger la rotation et un mouvement en arrière vous permettra de faciliter votre sortie. Dit comme ça, cela paraît simple mais surtout n’insistez pas si vous n’y arrivez pas, dégagez-vous vite du bateau avant que votre tête bien que munie d’un casque ne vienne heurter un obstacle sous l’eau. Vous n’êtes pas obligés non plus de concourir aux jeux olympiques du premier coup !
